The Impossible, sur France 2 ce Dimanche 5 mai

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C’est un film catastrophe, selon la formule consacrée. Mais en réalité, The Impossible est bien plus que cela.

Forcément éprouvant par son propos et son traitement hyper réaliste, « The impossible » explore la catastrophe du tsunami thaïlandais de 2004, qui tua 230 000 personnes dans douze pays différents. Et, soyons clairs, il est parfois émotionnellement difficile à regarder.

Notre point de vue sur The Impossible

Le réalisateur, Juan Antonio Bayona, adopte le point de vue d’une famille espagnole. Transformée, pour les besoins du scénario, en famille américaine, qui survécut à la catastrophe. D’après lui, 90 % de ce qui est montré à l’écran est vrai. Les seules modifications apportées par son équipe étant destinées à rendre le récit plus universel. Car, au-delà de l’histoire et des questions de survie, Bayona nous questionne sur les ressorts profondément humains qui régissent les individus confrontés à l’impossible. Pourquoi survivre ? Pour qui ? Qu’est-ce qui fait que des individus ordinaires (pas l’ex marine américain forcément héroïque qu’on nous sert habituellement dans ces cas là) qui se retrouvent face à la mort, face au danger qui menacent leur enfants, face à la détresse la plus extrême, traversent l’épreuve ?

Finalement, le point de vue le plus intéressant du réalisateur est dans ce refus de la « non-héroïsation » de ces personnages. Les personnages ont peur, sont terrassés. Mais surtout, ne doivent pas leur survie à un quelconque acte héroïque. Ils font face, comme ils le peuvent. Et pas parce qu’ils sont plus forts ou plus aimants… Une manière de souligner que ceux qui n’auront pas survécus n’ont pas failli, n’ont pas été faibles, n’ont pas été punis… Il y a ceux qui n’ont rien fait pour survivre, et ceux qui n’ont rien fait pour mourir. Ce parti pris de la réalité brute donne toute sa force au film, nous rappelant que nous ne sommes pas grand-chose à l’échelle de l’univers. Mais que nous pouvons, parfois, confrontés à l’enfer, donner le meilleur de nous même.

De Juan-Antonio Bayona (2012)
Avec Naomi Watts, Ewan McGregor, Tom Holland, Samuel Joslin, Oaklee Pendergast, Marta Etura, Johan Sundberg, Geraldine Chaplin

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